L'immobilier locatif est souvent présenté comme un investissement sûr et rentable. On voit partout sur les réseaux des vidéos qui montrent des maisons refaites de A à Z, des cashflows de dingue et des rentabilités exceptionnelles. La réalité, c'est que l'immobilier peut aussi vous coûter très cher, surtout quand on débute et qu'on fait les mauvais choix. Dans ce vlog immobilier, je vous emmène avec moi pendant une semaine entière en pleine campagne française pour vous montrer l'envers du décor : vider ma maison de famille, constater les dégâts laissés par des locataires indélicats et préparer la suite.
Vider ma maison de famille : une semaine de galères
J'ai traversé la France entière pour m'occuper de mes deux maisons. La première est ma résidence principale, une maison de famille dans laquelle j'ai vécu pendant une dizaine d'années. La seconde, une grande maison d'environ 100 m² juste à côté, était en location jusqu'à récemment. Et dès le premier jour sur place, une fuite d'eau bloque toute la rue devant chez moi. Impossible de me garer devant mon propre garage pour commencer à vider mes affaires. Le ton est donné.
Quand on investit dans l'immobilier, personne ne vous prévient que certaines journées ressemblent à ça : une succession d'imprévus qui s'enchaînent et qui mettent votre patience à rude épreuve. J'avais un planning serré, un artisan qui devait venir l'après-midi pour m'aider à charger mes affaires, et deux visites immo prévues pour la maison d'à côté. La fuite d'eau tombe exactement le jour où il ne fallait pas que ça arrive.
10 ans de souvenirs à trier
Cette maison, c'est l'endroit où j'ai grandi, où j'ai passé mon enfance et une bonne partie de ma vie d'adulte. C'est aussi l'endroit où j'ai construit tout mon business. Le salon de 20 m², la chambre lumineuse avec la véranda derrière, la cuisine où j'avais tourné mes premières vidéos de motivation il y a presque 10 ans. Chaque pièce a une histoire. Sur un mur, j'ai retrouvé cette phrase que j'avais affichée : "Le passé est souvenir, le futur est à venir et le présent est à saisir." Elle résume bien l'état d'esprit dans lequel je me trouve.
Au milieu du tri, j'ai retrouvé une Nintendo 64 édition Pokémon avec le gros Pikachu jaune et une Gamecube édition limitée Resident Evil 4. Ce genre de petites pépites que tu gardes précieusement et que tu emmènes avec toi. Le tri permet aussi de réaliser à quel point on s'encombre de choses inutiles. Ce déménagement m'a permis de repartir sur des bases plus légères.
Le bureau où tout a commencé
C'est dans la véranda de cette maison, baignée de soleil, que les toutes premières vidéos de la chaîne YouTube ont été tournées. Mon aventure entrepreneuriale, le contenu Cyber Indépendant, tout a démarré ici, à cet endroit précis. Par la suite, j'avais aménagé un bureau dédié dans une pièce séparée, isolée du reste de la maison, avec un câble fibre de 30 mètres tiré pour avoir une connexion optimale. Des prises partout, un setup sur mesure. C'est là que j'ai build la majorité de mon business, que j'ai développé AskOptimize et que j'ai tourné les vidéos YouTube jusqu'à fin 2025.
Alexandre possède deux maisons mitoyennes en campagne française. Il a déménagé dans le sud de la France et met ses deux propriétés en location. La première (la grande maison de 100 m²) a déjà été louée une première fois, avec un résultat catastrophique.
L'erreur qui m'a coûté des milliers d'euros : accepter des locataires par facilité
Mon plan initial était simple et raisonnable : mettre la grande maison en location début 2026, prendre le temps de faire les travaux de peinture correctement, sélectionner des dossiers solides et faire les choses dans les règles de l'art. Mais dès que les rumeurs se sont propagées dans le village, des personnes connues indirectement se sont manifestées. Elles faisaient construire leur maison et avaient besoin d'un logement de dépannage, rapidement, pour un an à un an et demi.
Mon premier réflexe a été de dire non. Je voulais sélectionner de bons dossiers, je débute en immobilier et je voulais faire les choses proprement. Mais l'entourage m'a poussé : "Tu les connais, ils ont bonne réputation, et puis trouver des locataires c'est pas facile de nos jours." C'est une grosse connerie que l'on entend souvent. En réalité, trouver des locataires est assez facile. Le vrai défi, c'est de trouver les bons locataires. Et j'ai choisi la facilité.
Premier red flag : la pression du calendrier
En acceptant ces locataires en urgence, je suis passé d'un planning confortable d'un an à un délai de 4 mois pour tout préparer. Repeindre intégralement la maison, refaire la salle de bain de A à Z, vider et contrôler l'ensemble du bien. Avec mon entreprise à gérer en parallèle, ma vie partagée entre deux villes à 700 km de distance et un voyage à Bali prévu, c'était mission impossible en solo.
J'ai été obligé de déléguer massivement. Entreprise de peinture, artisan pour la salle de bain, contrôles techniques... Chaque délégation a entraîné des coûts que je n'avais absolument pas prévus. Des coûts qui ont considérablement réduit la rentabilité de la première année de location et qui ont transformé ce qui devait être un investissement raisonnable en gouffre financier.
Deuxième red flag : la négociation du loyer après accord
Les locataires avaient visité la maison. Je leur avais communiqué le montant du loyer. Ils avaient validé. Une deuxième fois, au moment de préparer le bail, revalidation. Et quelques semaines avant l'emménagement, alors que j'étais déjà en plein rush des travaux, ils ont voulu renégocier le prix. C'est un comportement que je n'ai pas compris sur le moment et que je considère aujourd'hui comme un signal d'alarme majeur.
Un locataire qui renégocie le loyer après l'avoir validé deux fois est un signal d'alarme. Si la personne n'est pas fiable avant d'entrer dans le logement, elle ne le sera probablement pas après. Ne cédez jamais à la pression quand les red flags s'accumulent.
Quand les locataires sont rentrés, les ennuis ont commencé
La maison a été remise en temps et en heure. Les locataires sont entrés dans un logement impeccable. Et c'est précisément à ce moment-là que tout a basculé. Pour eux, il n'y avait que des problèmes dans la maison. Ça a commencé par une porte qui fermait mal, qu'il fallait claquer un peu. Ensuite, chaque semaine apportait son lot de nouvelles complications : une fuite ici, un problème électrique là-bas, toujours quelque chose de nouveau.
À chaque fois, j'ai envoyé des artisans sur place. Et à chaque fois, les artisans ne trouvaient rien. Les problèmes signalés n'existaient tout simplement pas. Des galères qui, pour une famille qui avait vécu 30 ans dans cette maison sans jamais les rencontrer, arrivaient miraculeusement toutes en même temps pour ces nouveaux locataires. La tension est montée crescendo. C'est devenu un harcèlement quotidien. Chaque matin, je m'attendais à recevoir un message avec une nouvelle galère. Les retards de paiement se sont ajoutés au tableau.
Le plus gros problème en immobilier, c'est finalement le problème humain. Ce n'est pas le coût des travaux ni les impôts. Ça, ce sont des chiffres à gérer, c'est faisable. Le vrai problème, c'est les gens. Les gens sont devenus irrespectueux, égoïstes et ne pensent qu'à leurs petites affaires.
Au bout de 4 mois seulement, au lieu de l'année minimum prévue, les locataires ont voulu partir. Et évidemment, avec un préavis réduit. Le préavis légal dans la région est de 3 mois. Non seulement je me suis engagé à réaliser des travaux coûteux pour qu'ils puissent emménager rapidement, mais en plus ils voulaient partir avant le terme avec des avantages supplémentaires. Il faut savoir poser des limites.
La maison saccagée : l'état des lieux de sortie
Le jour où j'ai récupéré les clés, j'ai découvert un bien qui n'avait plus rien à voir avec celui que j'avais confié quelques mois plus tôt. Je le rappelle : la peinture avait été terminée une semaine avant l'arrivée des locataires. La salle de bain était neuve, terminée 10 jours avant leur emménagement. Tout avait été fait par des entreprises, avec factures à l'appui. Le DPE était fait, le bail était carré, tout était dans les règles de l'art.
Voici ce que j'ai constaté lors de l'état des lieux de sortie :
- Les murs : pas un seul mur n'était clean. Des murs enfoncés, des traces noires partout, des coups de crayon dans tous les sens. Sur une peinture blanche immaculée qui avait littéralement une semaine quand ils sont arrivés.
- La salle de bain neuve : tous les joints étaient devenus noirs. L'intérieur des meubles de salle de bain était abîmé par des produits qui avaient coulé. Des meubles neufs, installés 10 jours avant leur arrivée.
- Les grilles extérieures : toutes cassées, à remplacer intégralement.
- Le ménage : inexistant. Les sanitaires étaient dans un état que je préfère ne pas décrire en détail. Ils n'en avaient clairement rien à faire.
J'ai pris le temps de tout photographier méthodiquement. Chaque dégradation, chaque mur, chaque meuble abîmé. Tout sera facturé aux anciens locataires, avec les factures des travaux initiaux à l'appui. Un artisan viendra refaire un devis complet sur l'ensemble des réparations nécessaires avant la remise en location.
Photographiez systématiquement chaque pièce et chaque détail avant l'entrée des locataires. Conservez toutes les factures de travaux. En cas de dégradation, ces preuves sont indispensables pour faire valoir vos droits et récupérer les frais auprès des locataires sortants.
Les 7 leçons essentielles que je retiens de cette expérience
Malgré tout, je reste optimiste. En business comme en immobilier, l'échec fait partie du processus. Le nombre de vidéos que j'ai sorties sur YouTube qui n'ont pas fonctionné... si je m'étais arrêté à chaque échec, je n'aurais probablement plus de chaîne aujourd'hui. Voici les 7 leçons concrètes que je retiens de cette première expérience en immobilier locatif :
- Ne jamais céder à la facilité pour le choix des locataires. L'urgence de quelqu'un d'autre ne doit pas devenir votre problème. Prenez le temps de sélectionner des dossiers solides, même si cela signifie quelques mois de vacance locative.
- Se méfier des recommandations de l'entourage. "Tu les connais, ça ira" n'est pas un critère de sélection valable. Les personnes autour de vous qui vous poussent à accepter ne connaissent souvent pas mieux l'immobilier que vous.
- Ne jamais compresser le calendrier des travaux. La précipitation entraîne des coûts de délégation qui explosent votre budget et ruinent la rentabilité de la première année.
- Considérer chaque red flag comme un signal d'arrêt. Une négociation du loyer après validation, un comportement pressant ou des demandes inhabituelles avant l'entrée sont autant de raisons de dire non.
- Documenter tout, photographier tout. État des lieux d'entrée ultra-détaillé avec photos horodatées, factures de tous les travaux, échanges écrits. C'est votre protection juridique.
- Garder une trésorerie de sécurité. Les imprévus en immobilier sont la norme, pas l'exception. Prévoyez un budget de sécurité conséquent pour les travaux, les vacances locatives et les éventuelles procédures.
- L'immobilier n'est pas un revenu passif. C'est un business qui demande du temps, de l'énergie, de la rigueur et une gestion active. Ceux qui vous vendent le contraire vous mentent.
Il n'y a pas d'échec. Il y a juste d'autres façons de faire les choses.
La grande maison sera remise en état par des artisans et relouée avec, cette fois, une sélection de locataires beaucoup plus rigoureuse. Ma résidence principale sera elle aussi préparée pour la location d'ici avril 2026. Les deux biens seront opérationnels, mais cette fois, je ferai les choses dans les règles de l'art.
Bonus : comment j'automatise mon agence avec les agents IA
En marge de cette semaine immobilière, je partage dans la vidéo quelque chose qui me passionne profondément en ce moment et qui transforme complètement mon activité professionnelle : l'automatisation de mon agence AskOptimize grâce aux agents IA. J'en parle en détail dans mon podcast dédié à OpenClaw, que je vous recommande d'écouter si le sujet vous intéresse.
Depuis un mois, je travaille avec Claude Code et des outils d'automatisation, et les résultats sont hallucinants. J'ai construit un système complet où, depuis mon téléphone via Telegram, j'envoie simplement le nom d'une ville — Paris, Marseille, Avignon ou même une petite commune — et automatiquement, mon agent IA exécute tout un processus :
- Il liste toutes les entreprises locales par secteur d'activité : plombiers, menuisiers, maçons, électriciens, restaurants, coiffeurs et bien d'autres.
- Il segmente ces entreprises en deux catégories : celles qui n'ont pas de site internet (opportunité directe) et celles qui en ont déjà un.
- Pour chaque site existant, il réalise une analyse complète : vitesse de chargement, hébergement, responsive mobile, certificat HTTPS, qualité du référencement Google.
- Il me génère un rapport avec la liste précise des problèmes détectés sur chaque site, pour que je puisse contacter l'entreprise avec un audit personnalisé.
- Il est même capable de préparer des correctifs visuels : par exemple, montrer à un plombier dont le site n'est pas responsive à quoi ressemblerait la version mobile optimisée.
L'objectif est ambitieux mais réaliste : en moins de 3 mois, je veux que 80 % du travail commercial de mon agence soit automatisé par des agents IA. Les 20 % restants seront ce qui fait la vraie valeur ajoutée : l'analyse fine, la touche humaine, le relationnel avec les clients, et la réalisation avec mon expertise marketing de plus de 7 ans. C'est l'équivalent d'un commercial qui me coûterait des milliers d'euros par mois, automatisé depuis mon téléphone.
J'ai enregistré un podcast d'une heure entière sur OpenClaw et les agents IA. J'y détaille tout le fonctionnement, les possibilités et ma vision pour l'automatisation des business en ligne. Écouter le podcast ici.
On vit depuis début 2026 une période de dingue. Ce qu'il est possible de faire avec les agents IA, c'est juste hallucinant. Je donne 3 mois pour que mon agence soit automatisée à 80 %.
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Si cette vidéo et cet article vous ont inspiré, si vous voulez vous aussi construire un business qui vous permette de vivre librement, de voyager et de créer vos propres revenus en ligne, j'ai créé une formation gratuite qui détaille étape par étape les méthodes qui me permettent de gagner ma vie sur Internet depuis 2018. Pas de bullshit, pas de promesses irréalistes : juste les méthodes concrètes que j'applique au quotidien et qui génèrent un chiffre d'affaires à six chiffres.
Ma formation gratuite "Vivre de son Business sur Internet" détaille les méthodes qui me permettent de générer des milliers d'euros chaque mois, de façon stable, régulière et prévisible.
Que vous soyez intéressé par l'immobilier, le business en ligne, YouTube ou l'investissement, la clé reste toujours la même : se former, se lancer, accepter les galères et ne jamais lâcher. C'est exactement ce que je fais, vidéo après vidéo, jour après jour. Et c'est ce qui fait la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui restent sur le bord de la route.
Questions fréquentes sur la location immobilière
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